mercredi 1 juin 2016

Lectures en vrac 1.

Des fois, je lis.

Neverwhere, de Neil Gaiman.


Ce doit être la ...4e fois que je lis ce livre, et c'est incontestablement un de mes préférés de Gaiman et un de mes préférés tout court.

Richard Mayhew vit une vie londonienne sans histoire jusqu'au jour où il sauve ce qui semble être une jeune SDF blessée nommée Porte. Mais Porte vient en réalité de ce qu'elle appelle le "Londres d'en dessous", empli d'êtres étranges aux pouvoirs surnaturels ... Le sien est de pouvoir créer des portes et ouvrir tout ce qui peut ou plutôt, veut, être ouvert. Mais en sauvant Porte des mortels ennemis qui ont occis sa famille, Richard s'est aussi mis en situation périlleuse : son existence dans le Londres d'en haut, "notre" Londres est effacé.
Il n'a alors qu'une solution pour retrouver sa tranquille existence : retrouver Porte et son extravagant acolyte, le Marquis de Carabas ...

J'ai commencé à lire Gaiman avec L'étrange vie de Nobody Owens, puis Coraline puis Neverwhere. Neverwhere est une oeuvre pionnière de l'urban fantasy et dès que je le lis, je n'ai qu'une envie : aller à Londres et effectuer le même chemin que Richard, le Marquis et Porte.

Malgré son côté gauche, on s'attache vite à Richard et aux autres personnages hauts en couleur et brillamment écrits aussi (je t'aime, Marquis, je t'aime). Et je n'ai que peu visité Londres, mais j'ai l'impression d'y être quand je parcours ce livre, qui est en réalité l'adaptation d'un téléfilm diffusé sur la BBC. Pour les intéressé.e.s, il y a eu il y a quelques temps une adaptation radio au casting en or : Benedict Cumberbatch (Sherlock), James McAvoy (Professeur X jeune), Natalie Dormer (Magaery Tyrell) ...

Et comme à chaque fois que je l'ai fini, j'ai pleuré tellement c'est bien et qu'on veut rester dans le Londres d'en Bas.

How the Marquis got his coat back, de Neil Gaiman.


Une nouvelle qui est la suite directe de Neverwhere

J'étais folle de joie en apprenant sa sortie (il y a pas mal de temps) et j'ai profité d'un séjour à la capitale pour l'acheter à Shakespeare & Company, aka un de mes endroits favoris sur Terre.

Lors des aventures de Nevewhere, le Marquis de Carabas perd son magnifique manteau : dans cette nouvelle, il cherche à tout prix à le retrouver.

Un très très beau retour dans le Londres d'en Dessous, avec de nouveaux personnages (dont un très très proche de notre cher Marquis...) fantasques et de nouveaux lieux de cette ville souterraine, dont un contre lequel on vous met en garde dans Neverwhere ...

Et vous comprendrez pourquoi en lisant cette nouvelle, qui est disponible en français dans le numéro 82, spécial Gaiman, de la revue Bifrost !

Éloge de l'ombre, de Junichirô Tanizaki.


Mona Chollet parle de ce livre dans son très très bon ouvrage qu'est Beauté Fatale (que je vous recommande vivement au passage, féministes en herbe ou hardies). De plus, comme j'ai un attrait certain pour la littérature japonaise, je m'étais promis de le lire, et c'est fait.

C'est un livre qui parle de la vision de la beauté japonaise, qui se couple avec l'ombre, la pénombre, et son opposition avec la vision de la beauté occidentale qui penche plutôt vers la luminosité, le blanc, l'éclat. A travers des références très hétéroclites (des toilettes aux dents en passant par le théâtre), Tanizaki nous ouvre une réflexion sur ce qu'est la beauté et comment notre vision de cette dernière est façonnée selon notre culture.

Pour celleux qui s'inquiètent : ce n'est pas chiant à lire, de loin. C'est même assez amusant parfois. De plus, ça fait moins de cent pages, et ça se lit facilement.

(Re)Vive l'empereur !, de Romain Puértolas.



Vous avez sûrement vu Puértolas dans les rayons de vos librairies depuis un moment, vu le carton de son premier livre Le fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa (que j'ai trouvé à 1€ à BookOff, merci Paris, merci la vie) et la vitesse à laquelle il sort de nouveaux bouquins.

Voici le 3ème dont le concept est quand même bien ressemblant à celui de Il est de retour de Timur Vermes sauf qu'au lieu d'avoir Hitler qui revient d'entre les morts, ici, c'est Napoléon Bonaparte. Repêché dans les eaux glaciales de la Norvège, Napoléon en apprend des bonnes : Internet, 50 Nuances de Grey, le Coca-Cola (soit "le champagne noir"), ABBA, et surtout ... DAECH, ce nouvel ennemi de la France qui l'attaque sur son propre territoire !

Dès lors, notre Corse historique n'aura qu'une idée en tête : lever une nouvelle Grande Armée pour combattre ces terroristes qui utilisent la religion à des fins de terreur et de mort ! ... Plus facile à dire qu'à faire.

Entre calembours douteux, références pop-cultures et visite improbable de la Capitale sur fond de petites notes historiques (never forget la Bérézina), c'est un livre très fun qui m'a bien fait marrer !

Point négatif : y'a quand même des blagues blessantes. Et ouais. Pas mal de vannes/clichés qui touchent à l'islamophobie à mes yeux, d'autres à la psychophobie, même si il y a d'autres passages excellents qui vont à l'opposé de ce genre d'idées (genre le laïus de plusieurs pages dans l'antépénultième chapitre)(ouais, j'ai casé "antépénultième", tu vas faire quoi hein ?).
 En revanche, les blagues grossophobes ... Elles sont vraiment là. Et ça fait chier quand même car ça fait une tache sur mon appréciation de ce livre sinon très drôle et loufoque.

The Sick Bag Song, de Nick Cave.


Un des hommes de ma vie (avec mon Papa, Mecton, et le Petit Marseillais)

22 dates de tournée en Amérique du Nord, et autant de chapitres et d'histoires autour d'une grande histoire. C'est court comme livre, mais c'est beau, c'est poétique, c'est épique même.

Et il y a des passages très drôles comme des passages très beaux et tristes.
Et j'ai chouiné en le lisant parfois.

Je ne saurais même pas le décrire ce livre, en fait. C'est un carnet de bord, un poème épique, une liste, un cri d'amour à son épouse, Susie, un encouragement à créer de l'art.

Et c'est un livre qui m'est "venu comme un coup de poing au cœur" pour citer Jesus of the Moon.

C'est tout pour cette fois.

Bisous ananas-citron vert.

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